Bourse à l’écriture 2018 attribuée à Valérie Gilliard

22 juin 2018

Yverdon, 22 mai 2018. Valérie Gilliard. © Michel Duperrex

Yverdon, 22 mai 2018. Valérie Gilliard. © Michel Duperrex

La Bourse à l’écriture 2018, décernée par le Canton de Vaud, est attribuée à l’écrivaine Valérie Gilliard. D’un montant de 15’000 francs, prélevé sur le Fonds cantonal des activités culturelles, cette bourse est destinée à permettre à un auteur, vivant et travaillant dans le canton de Vaud, de réaliser un projet littéraire. C’est la 13e fois qu’une telle aide est octroyée.

Le projet d’écriture de Mme Valérie Gilliard a été sélectionné parmi une vingtaine de dossiers par un jury réunissant Carole Dubuis et Raphaël Aubert, membres de la Commission cantonale des activités culturelles, ainsi que deux experts externes en la personne de Pierre-Yves-Lador, écrivain et Jacques Poget, journaliste.

Valérie Gilliard, née en 1970 à Lausanne, mère de deux adolescents, vit à Yverdon-les-Bains. Après avoir obtenu une licence ès lettres (français, latin, histoire) en 1995, elle fréquente l’Université du Michigan aux USA. À son retour en 1996, elle collabore au Centre de recherches sur les Lettres romandes sur les publications de la correspondance entre Gustave Roud et René Auberjonois. En 1998 elle suit le séminaire pédagogique vaudois (SPES). Puis en 2002, elle débute l’enseignement du français au gymnase d’Yverdon-les-Bains où elle créée notamment un atelier d’écriture et organise des animations littéraires et de lectures publiques pour les élèves. En 2009, paraît son premier roman Le Canular divin aux Editions de l’Aire, suivi chez le même éditeur du roman Le Canal en 2014. Mme Gilliard écrit dans plusieurs revues littéraires et périodiques et publie des pièces pour le théâtre.

Son projet d’écriture consistera en un gros roman qui portera sur un monde qui disparaît. Elle veut parler d’une famille traditionnelle paysanne et catholique, comme l’est la sienne, originaire du canton de Fribourg, plus précisément de la Glâne, région longtemps restée relativement pauvre et un peu isolée du développement économique. La question au centre de son histoire sera celle de la vocation religieuse. En effet, si les générations précédentes dans sa famille ont eu chacune son lot, voire son chapelet de curés, abbés et nonnes, sa génération n’en a plus produit aucun(e). Est-ce dû à un changement de mentalité? Son livre est porté par toutes ces questions. Pour autant, il ne sera ni un essai, ni une somme historique, ni une biographie, mais un roman. Le personnage principal, Paule, faisant face à un accident assez banal, voit ses projets professionnels remis en question et une autre recherche affleurer, celle qui demande du temps, de la contemplation et une forme de rencontre: la recherche de l’identité. Que s’est-il passé dans sa famille, comment ont été vécus les destins qui, apparus avant le sien, l’ont sans doute façonné? Ce projet littéraire se donne le défi de réunir en un roman l’intérêt d’une intrigue, le résultat de recherches approfondies, familiales et historiques, et l’esthétique d’un style qui arrive peu à peu à maturité.

Séduit entre autres par ses dernières publications, le Jury a été particulièrement convaincu par le sujet de son projet d’écriture. Les membres du Jury ont fait le pari sur la qualité et l’ancrage de ce roman dans l’histoire de sa propre famille. La Bourse à l’écriture permettra à Mme Gilliard de disposer des ressources nécessaires à cette réalisation.

Communiqué de presse, Bureau d’information et de communication de l’Etat de Vaud.

https://www.vd.ch/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/detail/communique/la-bourse-a-lecriture-2018-a-valerie-gilliard-1526972576/


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