Exposition « Les justes de Gomorra. Les irrécupérables n’existent pas » de Davide Cerullo (Photographie / Naples)

EXPOSITION

Davide Cerullo

Hessel espace culturel

Orbe

18 janvier 2019 - 9 février 2019

Mardi au samedi 16h00 - 00h00

Tout Public

Entrée libre

Billets & informations

VERNISSAGE vendredi 18 janvier de 16h à 20h en présence de l’artiste avec à 19h la présentation de son livre « Visages de Scampia. Les justes de Gomorra » (Éd. Gallimard, 2018). **PREMIÈRE SUISSE ** et **EXCLUSIVITÉ SUISSE** – En partenariat avec la Galerie Gallimard (Paris).

Davide Cerullo naît en 1974 dans la banlieue de Naples. Neuvième d’une fratrie de 14 enfants d’une famille très pauvre, il grandit dans le quartier de Scampia que l’on surnomme « Le Vele » (« Les Voiles »). À 13 ans, Davide tombe dans l’engrenage de la camorra, la mafia napolitaine rendue tristement célèbre par « Gomorra », le roman de Roberto Saviano, ainsi que par le film et la série éponymes. En prison à 19 ans, il découvre la lecture, notamment la poésie de Pier Paolo Pasolini, qui l’incite à mettre son parcours à distance et à envisager une reconversion dans l’accompagnement des enfants de Scampia, où il vit à nouveau. Parallèlement à son action éducative au travers de laquelle il a fondé deux associations et qui l’amène à intervenir en public, notamment dans les écoles, Davide Cerullo développe un travail d’écriture et de photographie, capturant le quotidien des familles, miroirs d’un environnement hostile où l’espoir peine à éclore. L’image et la parole deviennent des outils pour dresser un (auto-)portrait collectif exempt de jugements.

L’exposition dévoile la production de cet engagement quotidien que Davide Cerullo mène depuis 15 ans. Elle invite le visiteur à franchir les portes de « Gomorrhe », ville-réceptacle des maux de la société, pour aller à la rencontre des « justes » qui l’habitent et dont l’humanité résiste fièrement derrière les murs du jugement. Par leur proximité avec le sujet, l’objectif et le stylo de Davide mettent en lumière ceux qui demeurent dans l’ombre, en nous rappelant ce qu’est un visage : « une identité humaine qui questionne notre part de responsabilités vis-à-vis d’une revendication de justice sociale ».

Infos et photos : https://www.galeriegallimard.com/content/29-visages-de-scampia + https://www.galeriegallimard.com/43-davide-cerullo

En 2018, Davide Cerullo a publié, en français aux Éditions Gallimard, « Visages de Scampia. Les justes de Gomorra ». Erri De Luca, écrivain et autre grande figure des quartiers populaires napolitains, et Christian Bobin, écrivain français, touchés eux aussi par son parcours et son travail, joignent leur voix à celle d’Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien français, pour introduire les photographies et les textes de Davide qui tiennent tout à la fois du document, du témoignage tragique et de la rêverie poétique. Depuis 2013, Davide Cerullo a publié plusieurs livres en italien, dont « Poesia cruda. Gli irrecuperabili non esistono » (2017), « Diario di un buono a nulla. Scampia, dove la parola diventa riscatto » (2016) et « Ali Bruciate. I bambini di Scampia » (2015). Roberto Saviano (« Gomorra ») a utilisé une de ses photographies (détail) pour la couverture de son nouveau roman « Piranhas », sorti en 2018 aux Éditions Gallimard.

Infos « Visages de Scampia » : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Livres-d-Art/Visages-de-Scampia

« Pour exister, la mafia a besoin de dégrader tout ce qui nous entoure, détruire jusqu’à l’espoir : de la sorte, elle place les autres dans une position de demande. (…) Je travaille à mettre plus de vie autour de moi, à rendre justice aux enfants de Scampia. Parce que, le plus grand crime, c’est celui de ne pas permettre à un enfant, de vivre comme un enfant.» (Davide Cerullo)

« C’est ce rôle de passeur d’humanité qu’incarne Davide Cerullo à Scampia et les photos qui naissent et témoignent de son action s’inscrivent dans une vision fort proche de celle de Pasolini, car elles affirment qu’il y a là des trésors de beauté, d’espérance, de générosité, prêts à s’épanouir. » (Ernest Pignon-Ernest)

« Davide Cerullo est une braise échappée d’un incendie. Cela arrive aux bois qui se battent contre le feu. Ayant grandi dans le quartier de la drogue, du fond de la prison, il a trouvé son nom écrit dans la Bible : Davide ! Il a détaché en cachette les pages, les a lues et, de là, est née une personne nouvelle. Son histoire chante comme la première hirondelle, sent bon comme le pain. Ultime comparaison avec le Davide de la Bible : lui aussi, enfant, a été berger des brebis de son père. » (Erri De Luca)

« Chacun ne grandit seulement que s’il est rêvé. » (Danilo Dolci)

Page Facebook Davide Cerullo : https://www.facebook.com/Davide-Scampia-Cerullo-1576256289124527
Page Instagram Davide Cerullo : https://www.instagram.com/davide.vele

EXPOSITION EN PARTENARIAT AVEC LA Galerie Gallimard (Paris).
Site web Galerie Gallimard : https://www.galeriegallimard.com


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079 248 07 56

Organisateur :
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